Courses à réclamer : pourquoi elles sont plus fiables, et comment les jouer
Une course sur cinq environ, en France, est une course à réclamer. Contrairement aux handicaps, ce sont des courses statistiquement plus fiables, et les indices pour bien les jouer se trouvent dans la presse spécialisée, à condition de savoir où regarder.
- Ce qu'est réellement une course à réclamer, et comment un cheval change de propriétaire après la course
- Ce que révèlent les 3 139 courses de galop que j'ai analysées sur une année complète
- Pourquoi le favori y est plus fiable que dans les autres courses, malgré un rapport moyen plus faible
- Le filtre simple qui fait grimper la rentabilité théorique à plus de 99 %
Qu'est-ce qu'une course à réclamer ?
Dans une course à réclamer, tous les chevaux présents sur le terrain peuvent être rachetés après la course, moyennant un prix de réclamation fixé à l'avance. Pour réclamer le gagnant, il n'est pas possible de faire une offre inférieure à ce prix.
Le cheval revient à la personne ayant fait l'offre la plus haute, déposée sous pli cacheté. Ces enchères sont ouvertes un quart d'heure après la course, ou remises directement à un commissaire. Le propriétaire du cheval touche la somme correspondant au prix de réclamation ; le surplus éventuel revient au fonds de course.
Une course sur cinq en France
J'ai étudié l'ensemble des courses de galop sur une année complète, soit 3 139 courses. Parmi elles, 554 étaient des courses à réclamer, soit 17,6 %. On peut donc dire qu'en France, quasiment une course sur cinq est une course à réclamer.
Une rentabilité théorique déjà supérieure
En croisant taux de réussite et rapport moyen, je calcule que la rentabilité théorique des courses à réclamer atteint 94,7 %, contre 84,3 % pour les autres courses. Un écart de plus de 10 points qui, à lui seul, justifie de s'y intéresser en priorité.
Le filtre qui change tout : la cote
Mon constat est simple : plus la cote d'un cheval est élevée, plus ses chances de ne pas figurer à l'arrivée augmentent. Cela ne signifie pas qu'un cheval à grosse cote ne peut jamais bien figurer, mais que statistiquement, sur la masse des courses, une cote basse est associée à une meilleure position à l'arrivée.
En me limitant aux chevaux affichant une cote maximale de 5/1, la réussite grimpe à 59,3 %, contre seulement 38,2 % de réussite à la place au-delà de 5/1. Ce simple filtre porte la rentabilité théorique des courses à réclamer à 99,6 %.
Conclusion
Les courses à réclamer sont, statistiquement, parmi les plus fiables du calendrier hippique. En vous limitant aux chevaux affichant une cote raisonnable, et en recherchant les meilleures cotes chez les différents opérateurs, cette sélection simple peut rapidement devenir rentable.
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