Séries au trot (A à G) : quelle influence sur la réussite du favori et les rapports
Au football, les équipes sont classées en division selon leur niveau. Au trot, un classement similaire existe selon la qualité des chevaux engagés : les séries. Voici ce que révèle mon étude sur 6 257 courses.
- Ce qu'est une série au trot, et comment elle se distingue des groupes I, II et III
- Ce que révèlent les 6 257 courses que j'ai analysées sur 6 mois
- Pourquoi le favori est presque deux fois plus fiable en série A qu'en série G
- Pourquoi l'allocation de la course n'a, elle, aucun lien avec la série
Qu'est-ce qu'une série au trot ?
Que ce soit au trot ou au galop, les courses sont classées selon une hiérarchie fondée sur les performances des chevaux qui les composent. Tout en haut, on trouve les courses de groupe I, II et III, le groupe I étant réservé à l'élite. En dessous, les autres courses sont dites « de série » au trot, ou « à conditions » au galop.
Pour participer à ces courses, les chevaux doivent répondre à des critères précis, détaillés dans les « conditions de courses ». Au trot, les séries sont classées par lettre, de A à G : la série A regroupant les courses les plus relevées, la série G les plus modestes.
Le cadre de mon étude
Mon analyse porte sur 6 257 courses de trot que j'ai étudiées sur une période de 6 mois, réparties sur l'ensemble des 7 séries.
Le favori, presque deux fois plus fiable en série A
La série a un impact direct et mesurable sur la fiabilité du favori. En série A, la course la plus relevée, le favori s'impose dans 41,1 % des cas et se place dans 60,5 % des cas. En série G, la plus modeste, ces chiffres tombent à 24,7 % en gagnant et 54,2 % en placé.
Ce que ça change pour le rapport moyen
Logiquement, cette fiabilité accrue en série A se traduit par des rapports plus resserrés : le rapport moyen du favori y est de 2,44/1 en gagnant, contre 3,43/1 en série G. Le rapport moyen tous partants confondus suit la même logique, de 8,55/1 en série A à environ 10 à 11/1 dans les séries les plus modestes.
L'allocation n'a aucun lien avec la série
On pourrait penser qu'une série élevée s'accompagne toujours d'une allocation plus généreuse. C'est globalement vrai en moyenne (65 068 € en série A contre 11 444 € en série G), mais je constate des écarts considérables entre allocation minimum et maximum au sein d'une même série : la série D, par exemple, va de 8 000 € à 70 000 €, et la série G peut ponctuellement dépasser la série C avec un maximum à 50 000 €.
Ce constat confirme un résultat que j'ai déjà établi dans un précédent dossier : le montant de l'allocation, pris isolément, n'a pas de lien direct et fiable avec le niveau réel d'une course.
Conclusion
Comme le montre mon étude, la série est un élément important à prendre en compte avant d'établir un pronostic. Si jusqu'à maintenant vous n'y prêtiez pas attention, c'est certainement le moment de vous y mettre : une série A et une série G ne se jouent pas avec le même niveau de confiance dans le favori.
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